À l’initiative de la SFR Confluences, une soirée-débat animée entre autres par Chadia Arab était organisée vendredi 28 mars à la Faculté Droit Économie Gestion de l’Université d’Angers, sur le thème « Racismes d’État, xénophobie institutionnelle ». Parmi les intervenants, Djamel Blanchard, animateur de Pas Sans Nous 49 et du collectif Angers antiraciste et anticolonial, Jamel Rouichi (professeur d’arabe au lycée Du Bellay, et bien entendu Olivier Lecour Grandmaison, qui vient de publier « Racismes d’États, États racistes, une brève histoire » aux éditions Amsterdam.
Bétharram, Notre Dame d’Espérance à St Nazaire, Bon Pasteur (à Angers, Le Mans et Metz) etc. Autant d’institutions catholiques à prétention pédagogique dont les noms sont aujourd’hui associés à des violences physiques et sexuelles inadmissibles contre des jeunes filles et garçons. Face à cela, l’État et les élus de droite sont restés muets, voire complices. À l’instar de l’actuel premier ministre, François Bayrou, qui ne pouvait pas ignorer les pratiques en vogue à Bétharram, qui n’a rien fait et a, de fait, couvert ces exactions. Tout cela nous éclaire sur la nature du gouvernement et de l’État, leurs mensonges et leur volonté permanente de protection des puissants.
Ce sont 1300 personnes (selon notre comptage ; Le Courrier de l’Ouest annonce 1200, la police 1400 !) qui, samedi 22 mars à Angers, ont défilé contre le racisme à l’appel d’un large éventail d’associations, de syndicats et partis. La manifestation avait été précédée d’un rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien (le 73e depuis le début de la guerre génocidaire qui a suivi le massacre du 7 octobre), qui a réuni environ 400 personnes.
Ce samedi 22 mars, la journée internationale contre le racisme est aussi une journée contre le fascisme, qui se traduira par de nombreuses manifestations, comme à Angers à 16h : marche des solidarités et contre le racisme, place du Ralliement (lire l’appel local). Avec l’élection de Trump et face à l’offensive réactionnaire en cours partout dans le monde, il est urgent de reconstruire un front large et unitaire de résistance contre les politiques racistes, anti-migrant·e·s, et plus largement contre l’extrême droite.
La fuite en avant guerrière est la conséquence de la crise actuelle du système capitaliste : d’une part l’industrie de guerre est une manière de relancer l’économie et d’autre part nous assistons à une lutte pour une réorganisation des espaces contrôlés par les différentes puissances impérialistes.
C’est plus d’un millier de féministes, bien plus que les 800 chichement estimés par Ouest-France, qui a manifesté samedi 8 mars dans le centre-ville d’Angers. Plus d’une centaine de personnes à Cholet et une cinquantaine à Saumur se sont également rassemblées pour défendre les droits des femmes.
Le 8 mars, les organisations féministes, politiques et syndicales du monde entier appellent à la grève des femmes et des minorisé·e·s de genre. Le 8 mars, faisons grève du travail productif et reproductif. Rassemblons nous et mobilisons nous pour nos droits, pour l’égalité réelle ! En Maine-et-Loire, RDV à 15h40 place du Ralliement à Angers (Chorale, prise de parole, manif), place Travot à Cholet et place Bilange à Saumur !
Samedi 1er mars, c’est un demi-millier d’Angevin·e·s qui s’est rassemblé place du Ralliement puis a manifesté dans le centre-ville d’Angers en solidarité avec le peuple palestinien. Le plan de Trump de déportation des Gazaoui·e·s et son soutien à la violente accélération de la colonisation en Cisjordanie ont été vivement dénoncés par les différentes organisations intervenant en prélude à la manifestation (AFPS, Amnesty International, FO, UD CGT, LFI, NPA, PCF49 et Libre Pensée.), ainsi bien sûr que par les manifestant·e·s. Plus que jamais, liberté pour la Palestine !
La rapporteuse publique avait demandé à la justice administrative « l’annulation totale » de l’arrêté préfectoral qui a permis d’entamer en 2023 le chantier de l’A69 entre Castres et Toulouse. Après avoir longuement tergiversé, la justice administrative a fini par suivre cette demande. Le chantier, dont la mise en place s’était accompagnée de nombreuses violences policières contre les opposant·e·s (et encore plus contre l’environnement et la biodiversité), est légalement arrêté. Nous relayons ici le communiqué du NPA Tarn sud se réjouissant de cette victoire et appelant à la poursuite de la mobilisation.
À l’initiative du Collectif 8 mars (Planning familial, collectif Lucioles, Aides, Collages féministes, Attac, FSU, Solidaires...), une soirée féministe est organisée le samedi 1er mars à partir de 18h30 au Centre Jean Vilar à Angers. Ce sera un des préludes à la manifestation du samedi 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, à 15h40, place du Ralliement à Angers (Chorale, prise de parole, départ en manifestation).
- samedi 11 avril à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 18 avril à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 25 avril de 14h à 22h : 8H pour la Palestine à la Maison pour Tous de Monplaisir à Angers.
Nous suivre sur
- Facebook
- X
- Instagram
voir aussi à Angers
- Alter49.org
- Le Cercle 49.
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
- Après les municipales, construire un front antifasciste (25/03/2026)
- Municipales : front antifasciste contre l’extrême droite (15/03/2026)
- Macron complice de la sale guerre de Trump et Netanyahou (06/03/2026)
- Non à la guerre impérialiste et à bas la République islamique ! (01/03/2026)
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...
Mercredi 18 mars à 17h30, s’est tenu un rassemblement d’environ 200 personnes devant la Préfecture contre l’escalade guerrière et en soutien aux populations éprouvées de l’Iran et du Liban à l’appel de CGT-FO-FSU-Solidaires et d’organisations de jeunesse. Les syndicats ont pris la parole, ainsi que plusieurs organisations politiques présentes, toutes pour dénoncer les guerres irresponsables et criminelles déclenchées par Netanyahou et Trump. Solidarité avec les populations du Liban, de Palestine et de l’Iran !
L’alliance de C. Béchu avec le courant d’extrême droite catho-intégriste issu de “Sens Commun” n’est pas nouvelle. Les adjoints Roch Brancour et Maxence Henry ne sont pourtant que la partie la plus visible de l’iceberg. La Topette N°23 (mars-mai 2026) vient de dénicher une autre pépite, en 45e position de la nouvelle équipe proposée par le maire sortant. Sur Facebook, le dénommé Christophe Marquet a en effet commis force caricatures ou commentaires d’une vulgarité crasse, à connotations complotistes, masculinistes, misogynes, racistes et islamophobes (que La Topette rapporte consciencieusement). Il semble que l’équipe de C. Béchu se contente aujourd’hui du fait que C. Marquet a effacé ses productions litigieuses. Il faudrait n’y voir selon elle que de « l’ironie ». Et bien sûr C. Béchu ne manquera pas de mentionner qu’il a aussi recruté des gens de “gôche” tel que l’ancien secrétaire régional de la CFDT... Et demain le RN ?
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.