Lundi, la nouvelle prise de parole de Macron résume bien la façon dont ce pouvoir entend gérer cette grave crise sanitaire. Annonce - tardive - de mesures de confinement… pour celles et ceux qui le peuvent, sanctions et répression pour les autres, nouveaux cadeaux aux entreprises sans aucune aide aux salarié.e.s impactés, sans un centime pour le secteur hospitalier, le tout sur une tonalité martiale et menaçante... Masquer leurs propres responsabilités dans le retard pris face à la crise semble être la préoccupation essentielle de Macron et de son gouvernement.
Ce pouvoir est irresponsable. Alors qu’il ferme à juste titre les établissements scolaires et de nombreux lieux publics pour tenter de répondre à la grave crise sanitaire du coronavirus, il a voulu maintenir coûte que coûte ces élections municipales dimanche 15 mars. Aussi, sans surprise, notamment à Angers, l’abstention a profondément marqué ce scrutin électoral, plus d’un électeur sur deux (54% en moyenne, 66% à Angers !) ne s’étant pas déplacé. C’est l’expression la plus claire du large désintérêt populaire pour cette élection perçue comme totalement déplacée dans une situation où l’ensemble du pays est en train de s’installer dans le confinement.
Avec le discours et les annonces d’E. Macron, notamment la fermeture de l’ensemble des établissements scolaires, puis l’extension gouvernementale de cette fermeture à l’ensemble des commerces non indispensables, la « crise du coronavirus » entre dans une nouvelle phase. Pour nous, l’équation à résoudre est la suivante : ne pas nier la gravité de la crise sanitaire, ne pas nous opposer à des mesures de bon sens au prétexte qu’elles seraient proposées par les autorités, mais refuser toute forme d’union nationale et participer à la construction d’une mobilisation indépendante autour d’un plan d’urgence sociale et sanitaire.
Près de 400 jeunes (pour l’essentiel) et moins jeunes ont défilé dans le centre-ville d’Angers pour la justice climatique vendredi 13 mars, à l’appel de Youth for Climate, d’ATTAC, de XR, de Cité jaune Angers et des syndicats CGT, FSU et Solidaires. La crise sanitaire du Coronavirus et l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes n’a pas empêché que la manifestation a été des plus dynamique. Si l’initiative ne pouvait évidemment prétendre à rassembler autant que lors des marches pour le climat de l’an passé, elle a permis de mettre en lumière l’émergence d’une nouvelle génération de militant-e-s. Le combat va continuer !
Mettant fin à des jours de silence et de passivité, Macron a fini pour prendre la parole, alors que tout indique que la France se dirige tout droit vers une situation à l’italienne, avec des hôpitaux saturés et des milliers de morts. Malheureusement, s’il a tenté de faire croire à un changement de cap, les mesures annoncées restent floues et insuffisantes.
Les vendredi 13 et samedi 14 mars 2020 seront de nouvelles journées de la mobilisation internationale pour le climat. Le vendredi 13, le mouvement Youth For Climate, qui avait initié la première grève mondiale pour le climat en mars 2019, appelle collégien.ne.s, lycéen.ne.s et étudiant.e.s à participer aux Marches pour l’avenir. Celle d’Angers partira du Ralliement à 14h, avec un large soutien associatif et syndical. Les jeunes interpellent aussi les professeur.e.s et personnels des établissements (lire la lettre de YFC aux enseignant.e.s.).
Daniel Tanuro, ingénieur agronome et environnementaliste, militant belge de la IVe Internationale, énonce ici 8 thèses sur le Coronavirus, un amplificateur spécifique de la crise économique et sociale et un révélateur de la fragilité du système capitaliste et des dangers qu’il fait peser sur les classes populaires. Car le productivisme congénital du capitalisme est la cause fondamentale de la crise sanitaire, écologique et climatique actuelle.
Lundi 9 mars, les cours du pétrole ont chuté de 25%, tandis qu’en deux semaines, les cours du CAC 40 ont chuté de 15%. Les analystes économiques anticipent un arrêt de la croissance, voire une récession. Le Coronavirus est l’élément déclencheur d’une crise qui devait éclater à un moment où à un autre. La crise économique et la crise écologique démontrent que nous n’avons plus le choix : il nous faudra soit subir de nouvelles attaques, terribles contre les droits de l’ensemble des classes populaires, soit réagir, imposer un rapport de forces susceptible d’ouvrir la voie à une société écosocialiste.
La journée internationale pour les droits des femmes s’est déroulée cette année dans un lourd contexte d’attaque gouvernementale contre les retraites et de dégradation accélérée des services publics, qui frapperont en particulier les femmes, et des provocations patriarcales dont la cérémonie des César et ses suites ont donné l’exemple. Les revendications des femmes n’en sont que plus radicales, comme l’a montré à son échelle la marche nocturne non mixte appelée samedi 7 mars à Angers par le Collectif Émancipation.
Les 13 et 14 mars, de nouvelles marches pour le climat se dérouleront partout dans le monde. Le vendredi 13, ce seront les jeunes qui défileront, notamment à Angers à partir de 14h, place du Ralliement, avec le soutien des organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires. Le samedi 14, une grande marche est organisée à Paris, appelée par un large éventail d’organisations (ATTAC, CGT, Confédération Paysanne, FSU, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Oxfam, Solidaires...), le soutien des organisations écologistes et écosocialistes (dont le NPA).
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- samedi 29 août à 10h : Rassemblement angevin (bimensuel en juillet et août) de solidarité avec le peuple palestinien. Rue Lenepveu (en haut) à Angers.
- vendredi 25 septembre à partir de 8h : Rassemblement devant le palais de justice pour soutenir deux militants anti-pub en procès à 9h et dénoncer le fléau de la publicité et des procédures-bâillons.
- mardi 29 septembre : mobilisation de la Fonction publique par la grève et manifestations à l’Appel de CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP.
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En dépit du 15 août et d’un orage (par ailleurs bienvenu), ce sont une soixantaine de personnes qui, rue Lenepveu à Angers, sont venues réaffirmer leur soutien aux droits du peuple palestinien. Lecture a été faite de larges extraits de l’article « En Cisjordanie, le siège de Qusra illustre la politique d’occupation israélienne » paru dans Mediapart le 13 août, qui décrypte la terrible logique fasciste et criminelle à l’œuvre chez les colons extrémistes, avec la complicité indéniable de l’armée de l’État d’Israël. Référence a également été faite au dernier “journal de bord” du gazaoui Rami Abou Jamous dans Orient XXI : « Quand le génocide a commencé, Walid (son fils) avait deux ans ».
Prochain Rdv le 29 août. Les rassemblements de solidarité reprendront tous les samedi en septembre, place du Ralliement, mais à 14h au lieu de 15h. Angers-Palestine continue plus que jamais !
- Ceuta : ouvrons les frontières, refugees welcome ! (03/08/2026)
- En solidarité avec les LGBTI à Berlin et contre les instrumentalisations racistes (01/08/2026)
- Arrêter le massacre en Cisjordanie (28/07/2026)
La Quatrième Internationale réagit Face aux événements de Ceuta et livre son analyse. Lire aussi celle du courant al-Mounadila au Maroc : Nos jeunes se noient par dizaines en mer. Une alternative sociale globale n’est plus un luxe, mais une nécessité urgente. L’occasion de réfléchir aux causes et conséquences des politiques capitalistes alors que l’extrême droite et la droite multiplient les hurlements racistes les plus répugnants et que malheureusement une partie de la gauche continue à justifier la fermeture des frontières....
Ce matin, malgré le creux des vacances, nous étions une centaine en centre-ville pour dénoncer les crimes de l’État d’Israël en Palestine, de la Cisjordanie (où l’armée appuie et protège les attaques terroristes des fascistes issus des colonies) à Gaza (encore bombardée aujourd’hui à proximité immédiate de l’hôpital des Martyrs-d’Al-Aqsa, à Deir Al-Balah). Il y avait une dizaine de militant·e·s de LFI avec leurs drapeaux, de LO, du NPA-A, etc. Prochain rendez-vous de cet été : samedi 15 août à 10h, à l’entrée de la rue Lenepveu depuis la place du Ralliement. Palestine, solidarité !
Le « Manifeste pour une révolution écosocialiste – Rompre avec la croissance capitaliste » a été adopté par la 4e Internationale en 2025. C’est que le processus de révolution écosocialiste à différentes échelles territoriales, à dimension planétaire, est plus que jamais nécessaire : il s’agit désormais non seulement de mettre fin aux régressions sociales et démocratiques qui accompagnent l’expansion capitaliste mondiale, mais aussi de sauver l’humanité d’une catastrophe écologique sans précédent dans l’histoire humaine. Ces deux objectifs sont inextricablement liés. Les éditions du manifeste existent actuellement dans neuf langues ; d’autres éditions et traductions sont en préparation (notamment en slovène, bengali, urdu et tagalog). Ces différentes éditions sont accessibles ICI, sur le site de la 4e Internationale.
La droite et l’extrême droite, une nouvelle fois unies, ont validé à l’Assemblée nationale la version de la loi agricole révisée par le Sénat (voir le vote). De la réintroduction dérogatoire de pesticides (acétamipride et flupyradifurone) au pillage de l’eau par l’agro-industrie (doublement des capacités de stockage de l’eau pour l’irrigation agricole), cette loi, qui survient alors que la crise climatique s’approfondit de jour en jour, encourage les fauteurs de catastrophes et les factieux : déjà, la Coordination rurale (extrême droite) appelle à bafouer les restrictions d’eau prises par les préfets à cause de la sécheresse. En Maine-et-Loire, on se souviendra que six des sept députés ont voté pour cette loi écocide : Anne-Laure Blin (3e/LR), Nicole Dubré-Chirat (6e/Renaissance), François Gernigon (1e/Horizons), Denis Masséglia (5e/Renaissance), Patricia Maussion (7e/Democrates) et Laetitia Saint-Paul (4e/Horizons). Quant à l’ex-PS et ex-macroniste Stella Dupont (2e), elle n’a guère eu le courage que de s’abstenir. Tout cela est irresponsable et criminel.
Samedi 18 juillet 2026 à partir de 10h rue Lenepveu à Angers, sensiblement plus de 100 personnes ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et de l’ensemble de ses partenaires associatifs, syndicaux et politiques. Un représentant du syndicat FO santé-sociaux a relayé l’appel urgent à libérer le Dr Hussam Abu Safiya, arrêté à l’intérieur même de son hôpital en décembre 2024, et qui est aujourd’hui en danger de mort. L’AFPS est ensuite intervenue, soulignant la disparition de Gaza dans les grands médias et alertant sur la situation des enfants, spécifiquement pris pour cibles, et sur la situation en Cisjordanie. Après avoir insisté sur la nécessité de défendre nos droits de libre expression et de solidarité, le rassemblement s’est clos par la lecture de deux poèmes : espoir et résistance.