La mobilisation des Gilets jaunes a franchi le cap délicat de la trêve des confiseurs et elle rebondit malgré les intimidations inacceptables du pouvoir et de ses affidés. À Angers, ce sont plus de 600 GJ qui ont défilé en ville. Il y en a eu en tout un millier en Maine-et-Loire, notamment à Saumur, Segré et Cholet. Aucun incident n’a eu lieu en dépit de la fébrilité policière (Gare, Conseil départemental...). En France, ce sont près de 100.000 personnes qui ont manifesté. Car les injustices ne cessent de croître, auxquelles, au-delà des tentatives d’enfumage, le gouvernement ne veut pas renoncer. Il faut le faire reculer !
L’impuissance du gouvernement à juguler le mouvement des Gilets jaunes et son obstination à maintenir une politique en faveur des seuls ultra-riches le pousse à s’appuyer toujours plus sur les forces de répression. Face à ces dérives versaillaises, la défense des droits démocratiques comme celui de manifester doit être portée par un renforcement de la mobilisation pour nos droits sociaux !
L’année 2019 s’annonce décisive en France. Quoique déstabilisé et impopulaire, le gouvernement Macron entend poursuivre ses réformes néolibérales de casse des services publics et de régression sociale (chômage, retraites...), et une politique économique productiviste suicidaire pour la planète. Le mouvement social doit absolument le bloquer. Mais l’urgence sociale et écologique commande d’aller au-delà. C’est une autre société qu’il faut mettre en place, solidaire, égalitaire et prenant en compte les exigences environnementales. À l’instar de l’actrice Corinne Masiero, nos vœux pour 2019 sont ceux d’une révolution !
Le gros quart d’heure qu’aura duré le discours de vœux de Macron aura servi, on ne s’en étonnera pas, à pas grand-chose... Se vantant des « transformations » déjà réalisées comme dans le domaine de la SNCF, bref fier des reculs qu’il nous a imposés, Macron n’a livré ce soir aucune annonce, si ce n’est la promesse de continuer les attaques et remises en cause, en ce qui concerne notamment le secteur public ou les retraites explicitement cités. Analyse du NPA...
Sur le site des Inrocks, notre camarade Philippe Poutou a accordé une interview à Mathieu Dejean. Il y revient sur sa lutte aux côtés des ouvriers de Blanquefort contre la fermeture de l’usine automobile décidée par Ford. Il dissèque aussi les ressorts de la colère sociale qui s’exprime notamment par le mouvement des gilets jaunes, et les impasses syndicales et politiques auquel le mouvement social est confronté. Enfin, il fait une analyse critique du rôle politique des médias. À lire absolument !
Empêtré dans la mise en œuvre de la pseudo hausse du SMIC (en fait, de la prime d’activité), le gouvernement compte bien sur ses amis les patrons du CAC 40 pour donner quelques primes (mais surtout pas d’augmentation de salaire !) et désamorcer ainsi tout risque d’extension de la colère sociale révélée par le mouvement des gilets jaunes. En dépit de la passivité des organisations syndicales, il n’est pas certain qu’il réussisse !
L’observatoire des médias Acrimed vient de lancer un appel « à l’ensemble des forces politiques de la gauche de gauche, aux journalistes et à leurs syndicats, aux collectifs de journalistes précaires, aux médias alternatifs comme à l’ensemble des usagers des médias, pour contester les dérives médiatiques actuelles et penser urgemment la réappropriation démocratique des médias (des) dominants ». Nous le relayons sur notre site, en appui à une démarche salutaire.
Le bilan du week-end témoigne, à l’échelle nationale comme à l’échelle angevine, d’un certain reflux du mouvement des Gilets jaunes. Mais cela n’efface pas la profondeur de la colère, l’ancrage de la contestation et la nécessité d’intervenir, de militer pour construire la mobilisation contre le gouvernement pendant et au-delà des fêtes de fin d’année.
Ce sont près de 2000 syndiqué.e.s et lycéen.ne.s qui, vendredi 14 décembre, ont répondu à l’appel des Unions départementales et syndicats CGT, FO, FSU, UNEF et UNL du Maine-et-Loire, à nAngers (1500), Cholet (120, Ségré (100) et Saumur (60). Au-delà du nombre de manifestant.e.s, des taux de grévistes significatifs dans plusieurs entreprises du privé (Scania, Valéo...) et du public (CHS...) La convergence des luttes, notamment avec celle des Gilets jaunes, se cherche encore mais progresse dans les têtes. La lutte continue !
... | 780 | 790 | 800 | 810 | 820 | 830 | 840 | 850 | 860 |...
- samedi 11 avril à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 18 avril à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- samedi 25 avril de 14h à 22h : 8H pour la Palestine à la Maison pour Tous de Monplaisir à Angers.
Nous suivre sur
- Facebook
- X
- Instagram
voir aussi à Angers
- Alter49.org
- Le Cercle 49.
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
- Après les municipales, construire un front antifasciste (25/03/2026)
- Municipales : front antifasciste contre l’extrême droite (15/03/2026)
- Macron complice de la sale guerre de Trump et Netanyahou (06/03/2026)
- Non à la guerre impérialiste et à bas la République islamique ! (01/03/2026)
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...
Mercredi 18 mars à 17h30, s’est tenu un rassemblement d’environ 200 personnes devant la Préfecture contre l’escalade guerrière et en soutien aux populations éprouvées de l’Iran et du Liban à l’appel de CGT-FO-FSU-Solidaires et d’organisations de jeunesse. Les syndicats ont pris la parole, ainsi que plusieurs organisations politiques présentes, toutes pour dénoncer les guerres irresponsables et criminelles déclenchées par Netanyahou et Trump. Solidarité avec les populations du Liban, de Palestine et de l’Iran !
L’alliance de C. Béchu avec le courant d’extrême droite catho-intégriste issu de “Sens Commun” n’est pas nouvelle. Les adjoints Roch Brancour et Maxence Henry ne sont pourtant que la partie la plus visible de l’iceberg. La Topette N°23 (mars-mai 2026) vient de dénicher une autre pépite, en 45e position de la nouvelle équipe proposée par le maire sortant. Sur Facebook, le dénommé Christophe Marquet a en effet commis force caricatures ou commentaires d’une vulgarité crasse, à connotations complotistes, masculinistes, misogynes, racistes et islamophobes (que La Topette rapporte consciencieusement). Il semble que l’équipe de C. Béchu se contente aujourd’hui du fait que C. Marquet a effacé ses productions litigieuses. Il faudrait n’y voir selon elle que de « l’ironie ». Et bien sûr C. Béchu ne manquera pas de mentionner qu’il a aussi recruté des gens de “gôche” tel que l’ancien secrétaire régional de la CFDT... Et demain le RN ?
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.