Un ancien militant parisien du PCF en 1968 (aujourd’hui angevin au NPA !) poursuit son témoignage, cette fois sur les journées décisives du 10 et du 13 mai 1968, telle qu’un étudiant parisien, déjà critique sur la ligne du parti, a pu les vivre.
Les mobilisations sociales se multiplient, avec des journées de grèves décisives contre la politique du gouvernement. Le 14 mai avec la « journée sans cheminotEs », le 15 avec la « marée blanche » des hospitalierEs, le 16 dans l’enseignement supérieur. Le 22 pour toute la fonction publique, et enfin le 26 la « marée populaire » contre le gouvernement appelée par les organisations politiques, associations et a priori la CGT, Solidaires et peut-être la FSU. Favorisons une explosion sociale, comme en Mai 68, pour inverser le rapport de force en faveur des salarié.e.s et de la construction d’un monde qui mette fin à la double exploitation des humains et de la nature sur laquelle repose un capitalisme toujours plus absurde et mortifère.
Un ancien militant parisien du PCF en 1968 (aujourd’hui angevin au NPA !) livre son témoignage sur la cruciale journée du 3 mai 1968, telle qu’un étudiant parisien, déjà critique sur la ligne du parti, a pu la vivre. 1er épisode !
Le 1er mai à Angers a été marqué par une belle manifestation unitaire CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF et UNL. En termes de chiffrage, ce fut un peu moins que l’an dernier, mais de très peu : environ 1300 personnes (auxquelles il faut ajouter 200 autres à Cholet, 150 à Saumur et 60 à Segré). Une grande majorité relevait de la CGT mais avec une présence honorable de Solidaires et de FO. En revanche, le secteur éducatif était peu présent en raison notamment des vacances scolaires. La tonalité anti-Macron était largement dominante ! Mai ne fait que commencer...
Dans un texte collectif lancé par Alain et Philippe Cyroulnik, plus de deux cents personnalités et militant.e.s (dont Alain Krivine, Christine Poupin, Olivier Besancenot et Philippe Poutou) appellent à combattre « toutes les formes de racisme quelles qu’elles soient ». Elles affirment que le récent « Manifeste contre le nouvel antisémitisme », rédigé par Ph. Val, signé notamment par M. Valls et N. Sarkozy mais aussi -hélas- par d’autres personnalités bien plus estimables, « par les amalgames qu’il fait, attise et renforce ce qu’il prétend dénoncer »...
1er, 3, 5, 22 mai... Le NPA appelle à se mobiliser, dans tous les secteurs, et à construire partout des collectifs de défense des cheminotEs, des services publics et contre Macron. Ainsi construirons-nous une opposition capable de faire céder un gouvernement des riches arrogant et répressif, et d’engager une contre-offensive du monde du travail !
Mardi 1er mai, jour international des travailleur.se.s, manifestons à 10h30 à Angers (pl. Imbach), Cholet (pl. Travot), Saumur (pl. Bilange) et Segré (pl. du Port) à l’appel unitaire de CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL !
Près de 2 500 personnes (selon la CGT ; 1800 selon la police) ont manifesté ce jeudi dans le centre-ville d’Angers (Ralliement, rue d’Alsace, bd Foch, rue de la préfecture, gare, rue Hoche, Toussaint, Ralliement) dans le cadre de la manifestation interprofessionnelle de « convergence des luttes » organisée par l’intersyndicale CGT-FSU-UNEF-UNL et des intersyndicales plus larges (avec Solidaires) de secteurs en lutte (cheminots, pas moins de 400 hospitaliers, université, lycéen.ne.s...). Une mobilisation encourageante, même si, à Angers, elle reste très en-deçà de ce qu’elle peut être dans les grandes villes voisines (Tours, Rennes, Nantes...) Contre Macron et son monde, la colère monte !
Environ 10.000 personnes ont manifesté à Nantes ce samedi contre la violente intervention policière à Notre-Dame-des-Landes et la vandalisation par les gendarmes des habitations et locaux de la ZAD (“déconstruction” dans la novlangue du gouvernement). La solidarité avec les habitants de la ZAD ne faiblit donc pas ! Notre camarade Bertrand, du NPA44, revient ici sur le fil des événements de cette semaine et en analyse les enjeux.
Dans un Communiqué commun du 12 avril, 35 organisations (dont, pour les partis, le NPA, le PG, FI, AL, Ensemble !, EELV, mais aussi des syndicats et des associations comme ATTAC, Greenpeace ou le Mouvement de la paix) appellent le gouvernement à mettre en terme aux scandaleuses violences policières en cours à Notre-Dame-des-Landes. Face au déchaînement de la propagande gouvernementale contre les zadistes, retournant contre eux les accusations de violence alors que des gendarmes surarmés chargent des manifestants et que leurs pelleteuses détruisent les habitations de la Zad (pardon, “déconstruisent” si l’on en croit la novlangue orwellienne du gouvernement), puisse ce communiqué permettre de rétablir les faits !
Face à un gouvernement autoritaire et violent, qui fait donner ses troupes surarmées contre les habitant.e.s de la Zad à NDDL ou contre les étudiant.e.s en lutte, qui veut casser tous les services publics, les statuts, les systèmes de retraite, et livrer les biens communs à une infime minorité de capitalistes irresponsables, tant du point de vue social que du point de vue écologique, l’heure est la mobilisation. NON à Macron et à son monde déshumanisé, OUI à un autre monde !
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- vendredi 3 Avril à 20h : débat organisé par SDN49 et Greenpeace : « Énergie, la face cachée – le rôle des citoyens » avec Ibrahim CHENOUF, ingénieur (CEA, Chinon) et Sylvain HOUPERT. Centre Jean Gueguen, 1 rue Louis Pasteur à Trélazé. Entrée libre.
- samedi 4 avril à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
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Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
- Après les municipales, construire un front antifasciste (25/03/2026)
- Municipales : front antifasciste contre l’extrême droite (15/03/2026)
- Macron complice de la sale guerre de Trump et Netanyahou (06/03/2026)
- Non à la guerre impérialiste et à bas la République islamique ! (01/03/2026)
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...
Mercredi 18 mars à 17h30, s’est tenu un rassemblement d’environ 200 personnes devant la Préfecture contre l’escalade guerrière et en soutien aux populations éprouvées de l’Iran et du Liban à l’appel de CGT-FO-FSU-Solidaires et d’organisations de jeunesse. Les syndicats ont pris la parole, ainsi que plusieurs organisations politiques présentes, toutes pour dénoncer les guerres irresponsables et criminelles déclenchées par Netanyahou et Trump. Solidarité avec les populations du Liban, de Palestine et de l’Iran !
L’alliance de C. Béchu avec le courant d’extrême droite catho-intégriste issu de “Sens Commun” n’est pas nouvelle. Les adjoints Roch Brancour et Maxence Henry ne sont pourtant que la partie la plus visible de l’iceberg. La Topette N°23 (mars-mai 2026) vient de dénicher une autre pépite, en 45e position de la nouvelle équipe proposée par le maire sortant. Sur Facebook, le dénommé Christophe Marquet a en effet commis force caricatures ou commentaires d’une vulgarité crasse, à connotations complotistes, masculinistes, misogynes, racistes et islamophobes (que La Topette rapporte consciencieusement). Il semble que l’équipe de C. Béchu se contente aujourd’hui du fait que C. Marquet a effacé ses productions litigieuses. Il faudrait n’y voir selon elle que de « l’ironie ». Et bien sûr C. Béchu ne manquera pas de mentionner qu’il a aussi recruté des gens de “gôche” tel que l’ancien secrétaire régional de la CFDT... Et demain le RN ?
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.